Une présence qui ne passe pas inaperçue.
Depuis l’arrivée du nouveau gouverneur militaire, Max Nissan se serait véritablement installé à Bunia. Audiences, rencontres, dans les missions sécuritaires du gouverneur militaire, il est quasiment partout. Et surtout, il ne rate pas l’occasion d’immortaliser sa présence dans les images. Il finit par donner l’impression d’être un membre du gouvernement provincial, c'est selon.
Entre médiation et visibilité, son rôle officiel est celui d’un médiateur, d’un homme de paix. Et il le joue avec application : écouter les couches sociales et recueillir les doléances afin de transmettre les préoccupations au Chef de l’État. Mais sa visibilité croissante dans la vie politique de l’Ituri intrigue. Certains y voient une stratégie personnelle, d’autres une manière de combler le vide laissé par des institutions fragilisées par de nombreuses années de violences.
L’affaire donne lieu à un humour politique à la congolaise. Dans la foulée, en Ituri, certains ironisent : «Si le gouverneur est militaire, alors Max Nissan est le gouverneur civil». Une boutade qui traduit une réalité visible. L’homme s’impose dans le paysage politique, social et sécuritaire de l’Ituri avec une omniprésence qui fait sourire autant qu’elle donne espoir à ceux qui saluent son implication comme un acteur engagé dans sa mission de résolution des conflits et de paix en Ituri.
En tout cas, pour ses partisans, il n’y a pas de polémique. Max Nissan est un homme de paix, et sa présence constante est la preuve de son engagement, soutiennent‑ils. «Vice‑gouverneur auto‑imposé» ou simple médiateur zélé, Max Nissan Amande aura au moins réussi une chose, celle d’être plus visible que certaines autorités dûment nommées.
NE.