Selon Issa Atsidri, responsable de la société civile Forces vives d’Aru, l’incident aurait été déclenché par le décès d’un prisonnier malade. La colère des détenus s’est transformée en révolte, certains cherchant à s’évader. L’intervention des services de sécurité pour contenir le mouvement a provoqué deux morts et un blessé, dans des circonstances qui restent à éclaircir.
La société civile dénonce des conditions de détention jugées inhumaines : surpopulation carcérale, manque de soins médicaux et insalubrité. Autant de facteurs qui nourrissent des tensions récurrentes et fragilisent davantage un système pénitentiaire déjà en crise.
Face à ce drame, les Forces vives d’Aru appellent les autorités à prendre des mesures urgentes pour améliorer les conditions de vie des détenus et prévenir de nouveaux incidents. Dans une province marquée par des violences et l’instabilité sécuritaire, la prison d’Aru devient ainsi le miroir des failles des autorités provinciales, incapables d’assurer dignité et justice même derrière les murs de leurs établissements pénitentiaires, c'est selon.
NE.