Bannière NouvelEchoRDC
ITURI : quatre humanitaires sacrifiés, l’armée responsabilise la CRP et son chef Thomas Lubanga

Ticker

Ad Code

ACTUALITÉS
Récupération des articles en cours...

ITURI : quatre humanitaires sacrifiés, l’armée responsabilise la CRP et son chef Thomas Lubanga

Thomas Lubanga, chef de file de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP), est directement désigné par l’armée congolaise comme responsable du meurtre de quatre humanitaires en territoire de Djugu. Ces agents de l’institution financière Le Palmier, travaillant en partenariat avec l’ONG Solidarité, avaient été assassinés le 19 juillet 2025 alors qu’ils convoyaient plus d’un million de dollars destinés aux déplacés du site de Nyankunde.

Enterrés dans une fosse commune, leurs corps ont été retrouvés et exhumés le 23 août grâce aux services de défense et de sécurité, appuyés par la population locale. Ce jeudi 10 septembre, les dépouilles ont été officiellement levées à Bunia, lors d’une cérémonie présidée par le général‑major Antoine David Mushimba au nom du gouverneur de province, avant leur rapatriement vers le Nord‑Kivu, terre natale des victimes.

Les services de sécurité mettent en cause Baraka Amos de Mabanga et attribuent la responsabilité ultime à Thomas Lubanga. Les familles et représentants de la communauté Yira ont salué les efforts des autorités pour retrouver les dépouilles, tout en dénonçant des «actes odieux».

Le général‑major Mushimba a pris la parole avec des mots tranchants : «Thomas Lubanga, tu répondras seul à tes crimes. Aucun membre de la milice ne répondra à ta place. Aucun membre de la communauté ne répondra à ta place. Toi seul, tu répondras à tes crimes. Je prends à témoin la communauté internationale».

Au‑delà de la dénonciation, l’officier a appelé à la justice et à la paix, rendant hommage aux quatre humanitaires. «Que leur repos soit paisible et que justice leur soit rendue. Puisse leur engagement nous rappeler l’importance de continuer à œuvrer pour la paix et l’entraide afin que de tels drames ne se reproduisent plus jamais», a-t-il déclaré. 

Le rapatriement des dépouilles vers le Nord‑Kivu marque une étape symbolique, celle de rendre aux familles la possibilité d’un deuil digne, dans une région où la violence des groupes armés continue de défier l’autorité de l’État.

La Rédaction