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| Hon. Samy Adubango, Vice-ministre honoraire de la Défense et Grand Notable de l’Ituri |
Le Député national, Sénateur et Vice-ministre honoraire de la Défense, Samy Adubango, a défendu ce jeudi à Kinshasa le projet de Dialogue national porté par le président Félix Tshisekedi, qu’il présente comme une initiative destinée à placer les citoyens au cœur des décisions sur l’avenir de la République démocratique du Congo (RDC).
Invité au «Parlement des étudiants de la RDC» à Kinshasa, le leader politique et Grand notable de l’Ituri s’est exprimé sur le thème «LE BILAN DU PRÉSIDENT FÉLIX TSHISEKEDI EN PROVINCE TOUCHÉE PAR LA GUERRE : CAS DE LA PROVINCE DE L’ITURI ET ENJEUX DU DIALOGUE NATIONAL EN RDC».
Au cours de cet échange, Samy Adubango a notamment défendu la méthodologie annoncée par le Chef de l’État et vivement critiqué la position de la Coalition C64, qui s’oppose à ces consultations nationales.
Un dialogue présenté autrement
Pour Samy Adubango, le processus annoncé par Félix Tshisekedi constitue un «dialogue de rupture», qu’il décrit comme «épuré de tout calcul politicien de partage du pouvoir» et orienté vers «l’avenir radieux et la stabilité durable» de la RDC, porté par «la vision hautement patriotique» du Président de la République.
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Il a expliqué que cette démarche rompt avec les précédents dialogues politiques, qu’il considère comme essentiellement consacrés au partage du pouvoir et des responsabilités institutionnelles sans tenir compte des vraies attentes de la population.
Aujourd'hui, «Le peuple congolais dans son ensemble doit comprendre que ce dialogue est celui du peuple, pour le peuple et par le peuple. Par conséquent, toute personne qui s’y oppose se déclare ouvertement contre le peuple. C’est précisément le cas de cette opposition réunie au sein de la coalition C64, qui, avant l’adresse officielle du président de la République, faisait croire qu’elle se battait pour le peuple congolais et qui aujourd’hui, est la première à rejeter ces consultations nationales», a déclaré Samy Adubango.
Selon lui, les consultations nationales annoncées constituent l’une des principales étapes du processus et doivent permettre au «souverain primaire» de participer directement à la définition de l’avenir du pays.
La C64 sous forte critique
L’élu de l’Ituri, prenant les Congolais eux-mêmes à témoins, considère que l’opposition réunie au sein de la C64 s’est placée en contradiction avec les aspirations qu’elle affirme défendre.
«Malheureusement la position radicale et radicalisée de C64 prouve qu’elle est contre le peuple qu’elle a tant brandi et drainé dans la rue comme étant les vrais revendicateurs de ses droits - LUVUNU, MENSONGE, BONGO YENU, LOKUTA NA BINO», a lancé Samy Adubango.
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Il s’est toutefois réjoui que les événements permettent désormais au peuple de constater que les membres de la C64 ne l’ont jamais véritablement défendu. Dans son analyse, le seul espoir actuel de la population congolaise réside dans l’action du Président Félix Tshisekedi, qu’il présente comme celui qui engage le pays dans la construction d’un Congo nouveau et solidement debout, après plusieurs dialogues politiques de partage du pouvoir qui, à l’en croire, n’ont pas permis au pays de véritablement décoller.
Il accuse par ailleurs certains membres de cette coalition d’avoir un passé lié à la rébellion et laisse entendre que d’autres seraient même en connivence avec des ennemis de la République. Toutefois, Samy Adubango a exprimé l’espoir de voir la C64 revenir à la raison.
Dans le cas contraire, cette coalition de l’opposition devrait «immédiatement cesser de prétendre qu’elle parle au nom du peuple congolais ! Si elle œuvrait effectivement pour l’intérêt général, elle aurait été la première à applaudir ce format inédit annoncé par le Premier citoyen de la République, le Père de la Nation et le Père de nous tous, avec eux, sans exception aucune», a renchéri Samy Adubango.
Pour lui, les Congolais doivent rester concentrés sur les enjeux nationaux et ne pas se laisser détourner par ce qu’il qualifie de «gesticulations stériles» de la C64, à travers notamment des déclarations aux allures d’une jeune fille tombée amoureuse, mais qui ferait encore des caprices. «Ces individus ne cherchent que le pouvoir pour le pouvoir, le partage du gâteau», a-t-il fait savoir.
Les consultations au cœur du dialogue
La question de la participation des populations vivant dans les zones contrôlées par l’AFC/M23 a également été abordée au cours des échanges.
L’élu de l’Ituri et Vice-ministre honoraire de la Défense a précisé que l’occupation ne concerne pas l’ensemble du Nord-Kivu et du Sud-Kivu et a rappelé que les deux provinces disposent d’élus au Parlement.
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Il a également évoqué la possibilité pour la Commission chargée d’organiser les consultations d’envisager des mécanismes numériques pouvant permettre aux Congolais vivant dans les zones occupées de prendre part au processus.
Il a, dans le même temps, salué le patriotisme exemplaire des populations du Grand Kivu face à la guerre injustement imposée à la RDC dans cette partie de la République démocratique du Congo par le Rwanda et ses supplétifs.
Un appel lancé aux Congolais
L’Honorable Adubango affirme que le dialogue ne doit pas être considéré comme celui du chef de l’État, mais comme celui de l’ensemble de la population congolaise.
«Ce dialogue est celui du peuple, non celui du Président de la République. La population a déjà compris et les gens qui n'iront pas dans ce dialogue seront rattrapés par l’histoire. C’est un dialogue qui vient pallier et panser tant soit peu la plaie des Congolais, dans l’unité nationale, pour la défense de la patrie et les questions qui touchent à la vie nationale», a martelé Samy Adubango.
Le bilan défendu en Ituri
Avant d’aborder la question du dialogue, Samy Adubango a présenté plusieurs réalisations concrètes du gouvernement national en Ituri, notamment dans les domaines des infrastructures, éducation et de la sécurité. Il a également livré une présentation politique et géographique de la province ainsi qu’une analyse de la situation sécuritaire qui y prévaut.
«Nous disons un grand merci au Président de la République pour cette immense sagesse et volonté patriotique qui changent profondément les choses. Aujourd’hui, ce dialogue que je qualifie de rupture donne particulièrement au peuple iturien, que nous représentons valablement et d’une manière générale tout le congolais en tant que Député national et Sénateur, de se tenir comme un seul homme derrière le Chef de l’État, portant cette vision du dialogue pour un redressement définitif de leur province», a affirmé Samy Adubango.
La province de l’Ituri face à elle-même
Sur la situation sécuritaire en Ituri, Samy Adubango a insisté sur la dimension locale du conflit. Il a appelé les fils et filles de la province à prendre conscience du fait que ces groupes armés à caractère communautaire sont constitués de ressortissants de l’Ituri qui s’en prennent à leurs propres frères ainsi qu’aux forces armées. «Ce qui se passe en Ituri, c'est horrible», a-t-il indiqué.
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Il estime que la résolution de la situation doit avant tout reposer sur une implication des acteurs locaux, affirmant que la solution à la guerre en Ituri est «en 60% iturienne» et que le gouvernement devrait principalement jouer un rôle d’accompagnement.
À cette occasion, il a apporté son soutien au nouveau gouverneur militaire de l’Ituri, le général-major Gaby Kasongo, et assuré ce dernier du soutien des fils et filles de la province qui œuvrent sincèrement pour le retour d’une paix durable.
La C64 plaquée au sol
Dans sa conclusion, s’adressant directement aux opposants de la C64, à qui il attribue les «bases artificielles» à Kinshasa, pouvant, selon lui, être mobilisées par n’importe qui en fonction de ses moyens, Samy Adubango les a invités à sortir du cadre politique de la capitale et à aller à la rencontre des populations des autres provinces.
«La République Démocratique du Congo ne se limite pas aux 24 communes de Kinshasa. Osez aller jusqu’à l’Équateur et en Ituri, ma province, pour connaître si réellement le peuple congolais peut supporter vos aventures politiques qui se limitent dans la ville de Kinshasa», a-t-il balancé.
Pour la politique tournée vers le peuple
Dans son message, l’Honorable Samy Adubango a laissé entendre que l’élite politique congolaise doit revoir ses pratiques et placer les intérêts de la population au centre de son action politique. «On ne peut pas faire la politique en tuant ses compatriotes», a-t-il martelé.
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Il a déploré le fait que certains politiciens ayant défendu hier les régimes passés, accusés de graves exactions contre les Congolais, demeurent encore actifs aujourd’hui, jusqu’au point de vouloir s’enraciner dans l’actuel régime qui se bat pour corriger les erreurs qu’ils ont soutenues par le passé.
Humblement, dans son conseil face à l’Assemblée du Parlement des étudiants de la RDC, «Il faut faire la politique qui met au premier plan la population congolaise et le reste après», a conclu l’Honorable Samy Adubango, Vice-ministre honoraire de la Défense et Grand notable de l’Ituri.
Germain Aboki
