Face aux habitants réunis, le gouverneur militaire a insisté sur son engagement à accompagner les communautés dans la quête de stabilité. «On va vous accompagner dans cette affaire de la paix. La paix, il faut que ça commence ici, dans les villages, dans les chefferies», a-t-il lancé à Djugu-Centre, plaçant la réconciliation et la sécurité au cœur de sa mission.
Un volet particulier de son message s’est adressé aux jeunes de Djugu, souvent ciblés ou impliqués dans les groupes armés. Gaby Kasongo les a exhortés à abandonner les groupes armés pour embrasser un avenir constructif. «Je vais demander aux jeunes de choisir la vie, d’abandonner les groupes armés. Dans les groupes armés, il n’y a pas la vie. La vie, c’est à l’école. La vie, c’est de travailler, de faire le commerce, de faire le champs», a-t-il souligné.
Ce discours intervient dans un contexte où la jeunesse de Djugu est considérée comme une force décisive pour la paix ou pour la poursuite du cycle de violences. En appelant à l’éducation, au travail et à l’entrepreneuriat, le gouverneur militaire a tracé dans son message, une alternative crédible à l’enrôlement dans les milices qui empêche à la province de l'Ituri d'évoluer.
La visite de Gaby Kasongo à Djugu se veut un signal fort d'un responsable à l'écoute de sa population. Elle traduit la volonté d’un homme de terrain de se rapprocher des communautés locales et de leur offrir une perspective de paix durable. Les attentes restent immenses, mais son message aux jeunes pourrait constituer un premier pas vers une dynamique nouvelle.
La Rédaction