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| Photo d'illustration |
Les autorités sanitaires ont engagé une opération de traçage après le décès d'une personne atteinte de la maladie à virus Ebola (MVE) sur un bateau ayant quitté Kisangani entre le 19 et le 21 juillet, tandis que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) renforce les mesures de préparation à Kinshasa face au risque de propagation de l'épidémie.
Selon le dernier rapport de situation du Centre des opérations d'urgence de santé publique (COUSP), couvrant la situation au 3 août, cité par nos confrères d'Actualité.cd, trois nouvelles recommandations ont été formulées dans la province de la Tshopo, dont l'une porte sur «la traçabilité d’un décès MVE survenu sur un bateau parti de Kisangani entre le 19 et le 21 juillet».
Le rapport mentionne également «la résistance persistante des contacts à haut risque» d'un autre décès survenu à Kabondo, ainsi qu'une pré-rupture d'équipements de protection individuelle et d'intrants de laboratoire, des difficultés qui pourraient compliquer les opérations de riposte.
Les autorités ne précisent ni le nom du bateau, ni son itinéraire, ni sa destination. Le document ne fournit pas davantage d'informations sur le nombre de passagers ou de contacts potentiellement concernés et n'établit aucun lien avec une éventuelle propagation du virus vers d'autres provinces.
À ce stade, la province de la Tshopo totalise sept cas confirmés d'Ebola, dont cinq décès. Aucun nouveau cas confirmé n'a été enregistré au cours des dernières vingt-quatre heures, selon les autorités sanitaires.
Parallèlement, l'OMS a annoncé renforcer, en appui au ministère congolais de la Santé, les capacités de préparation au point d'entrée de Maluku, à Kinshasa, «en vue d’une éventuelle riposte» au virus Bundibugyo.
Dans leur analyse des principaux défis de la riposte, les autorités sanitaires identifient «la forte mobilité des populations et le risque de diffusion fluviale et transfrontalière» parmi les facteurs susceptibles de favoriser la propagation de l'épidémie, appelant notamment au renforcement des points d'entrée et de la coordination entre les services de surveillance et de riposte.
NE.
