Les prestataires du Centre de traitement Ebola (CTE) de Mungwalu, dans la province de l'Ituri, ont adressé un ultimatum de 24 heures au ministère de la Santé et à l'organisation humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF), exigeant le paiement de trois mois d'arriérés de primes.
Dans des témoignages parvenus à notre Rédaction ce lundi, les travailleurs affirment que leurs rémunérations sont restées impayées malgré plusieurs démarches entreprises auprès des autorités compétentes. Ils dénoncent une situation qu'ils jugent préjudiciable à leurs conditions de vie et à la poursuite de leurs activités.
Les prestataires de la riposte accusent également MSF de pratiquer une discrimination dans la gestion des rémunérations, sans toutefois détailler les critères qu'ils estiment inéquitables. Ils demandent que cette question soit examinée et qu'une solution soit trouvée dans les plus brefs délais.
Les agents préviennent qu'en l'absence d'une réponse satisfaisante dans les 24 heures, ils se réservent le droit d'engager d'autres formes d'actions afin de faire valoir leurs revendications. À ce stade, ni le ministère de la Santé ni Médecins Sans Frontières n'ont réagi publiquement à ces accusations.
L'ultimatum est lancé dans un contexte de riposte à l'épidémie d'Ebola en Ituri, où les personnels de santé et les prestataires jouent un rôle essentiel dans la prise en charge des patients et les efforts de contrôle de la maladie.
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