Le commandant du secteur opérationnel de l'Ituri, le général-major Bruno Madevu, est arrivé ce samedi 1er août à Biakato, principal centre commercial de la chefferie des Babila-Babombi, dans le territoire de Mambasa. Accompagné de son équipe sécuritaire, il y effectue une mission destinée à renforcer le dispositif militaire dans cette partie de la province.
Selon des sources militaires, cette visite s'inscrit dans le cadre de la préparation de nouvelles opérations des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) contre les combattants des ADF/MTM-ISCAP et leurs alliés, accusés de multiples attaques contre les populations civiles.
Ce déplacement intervient dans un climat de vive tension après les protestations des forces vives de la chefferie des Babila-Babombi face à la dégradation de la situation sécuritaire. Réunis en assemblée extraordinaire le 30 juillet à Biakato, des représentants de la société civile, des organisations de défense des droits humains ainsi que des opérateurs économiques avaient dénoncé la recrudescence des violences attribuées aux ADF.
À l'issue de cette rencontre, plusieurs organisations, dont la FEC, la COPEMECO, la FENAPEC, les associations de transporteurs et la coordination de la société civile, avaient annoncé deux journées de «ville morte» prévues les 3 et 4 août. Elles avaient également décidé de lancer une grève fiscale générale à partir du 4 août dans toute la chefferie.
Les responsables communautaires avaient affirmé que les taxes ne seraient plus versées tant que les autorités ne garantiraient pas la sécurité des personnes et de leurs biens.
Cette mobilisation faisait suite à une série d'attaques meurtrières enregistrées depuis le 27 juillet 2026 dans cette partie du territoire de Mambasa. Selon Muhindo Mamboro, coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise dans la chefferie des Babila-Babombi, ces violences ont renforcé le sentiment d'abandon au sein de la population.
L'arrivée du général-major Bruno Madevu à Biakato est ainsi perçue comme une réponse des autorités militaires aux préoccupations exprimées par les habitants et les acteurs locaux, qui réclament une intensification des opérations pour rétablir durablement la sécurité dans la région.
La Rédaction
