Bannière NouvelEchoRDC
DIALOGUE NATIONAL : ce que Tina Salama n’a pas lu sur la RTNC !

Ticker

Ad Code

ACTUALITÉS
Récupération des articles en cours...

DIALOGUE NATIONAL : ce que Tina Salama n’a pas lu sur la RTNC !

La République démocratique du Congo a franchi un cap politique important ce dimanche 13 septembre 2026. Le président Félix Tshisekedi a signé l’ordonnance qui organise le Comité chargé de préparer le Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.

La porte‑parole de la présidence, Tina Salama, en a donné lecture sur les antennes de la RTNC, officialisant l’entrée du pays dans une séquence décisive.

Le texte prévoit une structure composée d’un coordonnateur, d’un coordonnateur adjoint et d’un secrétariat technique composé onze experts. Leur mission est de rendre toutes les dispositions matérielles et logistiques nécessaires au bon déroulement des assises. Les noms des responsables n’ont pas encore été communiqués, un Comité d’organisation encore sans visage. 

Contrairement aux précédents dialogues, celui‑ci veut partir de la base vers le sommet. Le processus insiste sur l’étape des consultations nationales dans les 26 provinces. La population n’est plus spectatrice mais actrice, appelée à exprimer directement ses préoccupations et à nourrir le contenu des assises nationales. Cette approche vise à donner une légitimité populaire au processus et à éviter que les conclusions ne soient perçues comme imposées d’en haut.

Le pouvoir table sur un processus de trois mois maximum. Les consultations provinciales doivent précéder. En outre, le président Tshisekedi avait réaffirmé l’exclusion des mouvements armés, notamment l’AFC/M23. Pour lui, la légitimité politique ne saurait s’acquérir par les armes, une position ferme qui entend protéger l’autorité de l’État. 

Le cadre institutionnel est désormais posé. Le défi reste immense, comme garantir un processus inclusif, éviter qu’il ne se transforme en monologue du pouvoir et produire des solutions durables face aux fractures sécuritaires, sociales et politiques qui minent la République démocratique du Congo. Les attentes sont fortes et la population, éprouvée par les violences à l’Est, voudrait voir ces assises changer réellement le cours des choses.

La Rédaction