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RETOUR DES DÉPLACÉS À BULE : la société civile des Bahema-Badjere exige cinq conditions, dont une distinction claire entre la CRP et le peuple Hema

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RETOUR DES DÉPLACÉS À BULE : la société civile des Bahema-Badjere exige cinq conditions, dont une distinction claire entre la CRP et le peuple Hema

Devant plusieurs déplacés réunis sur le site de Plaine Savo, la société civile des Bahema-Badjere a appelé, mardi 18 août, à la mise en place de conditions sécuritaires et humanitaires avant tout retour des personnes déplacées vers le centre de Bule et ses environs.

Le message a été délivré sur le site d’une fosse commune, dans un contexte marqué par les déplacements de populations et les inquiétudes persistantes concernant la sécurité dans leurs milieux d’origine.

Dans son mot de circonstance, le président de la société civile des Bahema-Badjere, Pinzile Lone Salomon, a insisté sur la nécessité de garantir un retour qui ne se limite pas au déplacement physique des populations, mais qui permette également leur réinstallation dans des conditions de sécurité et de dignité.

Cinq recommandations avant le retour

La société civile a reformulé cinq recommandations qu’elle considère comme des préalables au retour des déplacés à Bule et dans les localités environnantes.

Elle demande en premier lieu l’éloignement de la région de Bule des éléments des FARDC et de leurs alliés que l’organisation accuse de s’être constitués en « bourreaux de leurs propres frères».

Deuxièmement, elle réclame l’éloignement des éléments de la CRP de la périphérie de Bule, estimant que leur présence constitue un facteur d’inquiétude pour les populations appelées à regagner leurs villages.

La troisième recommandation porte sur la nécessité d’établir un distinguo clair entre la CRP et le peuple Hema. Pour la société civile, cette distinction est essentielle afin d’éviter les amalgames et les généralisations visant une communauté entière en raison de l’existence d’un groupe armé.

La quatrième recommandation appelle à réunir dans l’urgence les conditions d’un retour sécurisé des déplacés dans leurs milieux d’origine. La société civile rappelle que des milliers de personnes restent aujourd’hui regroupées dans différents sites de déplacement, loin de leurs habitations et de leurs moyens habituels de subsistance.

Enfin, la cinquième recommandation demande de «réorganiser une nouvelle vie à Bule», notamment à travers des conditions permettant aux populations de reprendre une existence normale après les violences et les déplacements.

«Rendre justice aux vulnérables et oubliés»

S’adressant aux déplacés présents à Plaine Savo, Pinzile Lone Salomon a présenté ces revendications comme une démarche en faveur des populations les plus vulnérables.

«Ainsi, vous aurez rendu justice à nous, les vulnérables et oubliés de tous», a déclaré le président de la société civile des Bahema-Badjere.

La société civile des Bahema-Badjere appelle ainsi les autorités et les acteurs concernés à prendre en compte ces cinq recommandations avant d’envisager un retour massif des populations déplacées.

La Rédaction