Bannière NouvelEchoRDC
RDC : «Trop, c'est trop», le Collectif des Journalistes de l'Ituri annonce une plainte après le dépouillement d'un reporter par des présumés patrouilleurs à Bunia

Ticker

Ad Code

ACTUALITÉS
Récupération des articles en cours...

RDC : «Trop, c'est trop», le Collectif des Journalistes de l'Ituri annonce une plainte après le dépouillement d'un reporter par des présumés patrouilleurs à Bunia

Emma Sage Mukadi, journaliste à Radio Nuru FM

Le Collectif des Journalistes de l'Ituri a annoncé son intention de déposer une plainte contre des patrouilleurs présumés impliqués dans l'extorsion des biens d'un journaliste de Radio Nuru FM, un incident qui s'est produit dans la soirée du 3 août à Bunia, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

L'annonce a été faite ce mardi par le porte-parole du Collectif, Rachidi Kudra. Celui-ci a condamné ce qu'il qualifie d'atteinte à la liberté de la presse et a appelé les autorités compétentes à diligenter une enquête afin d'identifier les auteurs présumés des faits et de les traduire en justice.

Selon les informations communiquées par le Collectif, la victime est Emma Sage Mukadi, journaliste à Radio Nuru FM. Le Collectif estime que toute allégation d'abus visant des agents chargés de la sécurité doit faire l'objet d'une enquête indépendante et transparente. Il appelle également à garantir la sécurité des professionnels des médias dans l'exercice de leur travail.

Cet incident n'est pas un cas isolé en Ituri, où les journalistes ont été à plusieurs reprises la cible d'actes de violence et d'intimidation. Il intervient alors que les professionnels des médias de la province gardent encore en mémoire le meurtre du journaliste-photographe Thierry Lole, qui travaillait pour la Radiotélévision nationale (RTNC/Ituri), brutalement battu à son domicile à Bunia par des hommes armés le 29 décembre 2025.

Dans sa réaction à chaud, le Collectif des journalistes de l'Ituri estime que cette nouvelle affaire illustre une dégradation persistante des conditions d'exercice du métier et lance un appel aux autorités, affirmant que «trop, c'est trop».

Germain Aboki