Une journée ville morte est largement observée ce samedi à Mambasa-centre, dans la province de l’Ituri, à l’appel de la Société civile du Congo et de la Nouvelle Société civile congolaise.
Dès les premières heures de la matinée, plusieurs activités économiques sont à l’arrêt dans le centre de Mambasa. Selon les informations recueillies par notre rédaction, les commerces et d’autres secteurs d’activité ont fermé leurs portes, donnant à la journée une apparence inhabituelle.
Les organisateurs de cette mobilisation disent vouloir dénoncer la dégradation de la situation sécuritaire, ainsi que les intimidations et arrestations qui, selon eux, ciblent certains acteurs de la société civile, des défenseurs des droits humains et des membres de mouvements citoyens.
Le mot d’ordre est toutefois assorti d’exceptions. Les structures sanitaires, les pharmacies ainsi que les restaurants sont autorisés à poursuivre leurs activités, afin de permettre notamment la prise en charge des malades et de répondre aux besoins essentiels de la population.
Dans les rues du centre de Mambasa, la mobilisation se traduit principalement par la fermeture des commerces et la réduction sensible des activités habituelles.
Cette journée ville morte intervient dans un contexte de préoccupations persistantes liées à la sécurité dans plusieurs localités du territoire de Mambasa, où les organisations de la société civile appellent régulièrement les autorités à renforcer la protection des populations.
À ce stade, aucune information indépendante ne permet toutefois de confirmer l’ampleur exacte des arrestations ou intimidations dénoncées par les organisateurs. Les autorités locales n’ont pas, dans les informations disponibles, communiqué sur l’ensemble des revendications à l’origine de cette mobilisation.
La journée ville morte devrait permettre aux organisations initiatrices de faire entendre leurs revendications, alors que la population de Mambasa reste confrontée aux conséquences de l’insécurité et à la fragilité de l’activité économique locale. À suivre.
La Rédaction
