Le Programme National de l’Hygiène aux Frontières en Ituri (PNHF) a repris la perception de la redevance sanitaire liée à la désinfection, à la dératisation, à la désinsectisation et à la décontamination des véhicules transfrontaliers. Une mesure légale suspendue un temps mais désormais rétablie et appliquée par les agents du PNHF-Ituri.
Il s’agit d’une taxe incontournable en RDC. Pourtant, des transporteurs étrangers de carburant en Ituri semblent ignorer cette exigence qui s’impose à eux tous en tentant de s’y opposer. En tout cas, tous sont tenus de s’acquitter de cette taxe qui relève d’un dispositif national et qui est perçue sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo.
Le gouverneur militaire de l’Ituri a été officiellement informé de cette décision qui vise à garantir la désinfection des camions-citernes entrant dans la province et poursuivant leur trajet jusqu’à Bunia, a-t-on appris.
Une contestation illégitime
L’information sur cette fronde est parvenue à NouvelEchoRdc après une réunion de ces transporteurs étrangers autour de leur président présenté comme de nationalité somalienne. Ce dernier aurait donné instruction à ses collègues de ne pas payer ladite taxe. Les instances compétentes consultées jugent cette position anormale et rappellent que les transporteurs étrangers n’ont aucun pouvoir de s’opposer à l’État congolais sur son territoire.
Le message s’adresse particulièrement à M. Sudi Mwatela, président des chauffeurs de l’espace EAC, qui avait notamment pris part à la réunion tenue le 11 mars 2026 au poste frontalier d’Anzida à Mahagi.
La loi avant les humeurs
Il est important de rappeler que la République démocratique du Congo fonctionne sur la base de lois et de règlements. Les transporteurs étrangers qui entrent sur le territoire national sont appelés à s’y conformer à la lettre.
En période d’épidémie d’Ebola, refuser de payer cette taxe qui doit permettre également la désinfection des camions revient à ignorer une mesure sanitaire vitale. Les contestataires semblent oublier que la RDC ne fonctionne pas sur la base des humeurs des individus mais sur des textes clairs et contraignants.
Les sanctions
Nul n’est censé ignorer la loi. Lorsqu’un chauffeur étranger refuse de payer une taxe légale ou incite ses collègues à la désobéissance fiscale, les autorités douanières, policières et migratoires disposent d’un arsenal de mesures immédiates sur le territoire congolais, c’est ce que ces transporteurs étrangers devraient noter.
Ces sanctions peuvent aller jusqu’à l’immobilisation du véhicule et à la saisie des documents, des poursuites pour obstruction et incitation à l’entêtement, des mesures d’expulsion et d’interdiction du territoire national, ainsi qu’une notification à l’entreprise de transport ou au pays d’origine, apprend-on des sources mieux renseignées.
Sans équivoque
N’en déplaise aux transporteurs étrangers récalcitrants. Ils sont appelés à se conformer sans exception à la redevance relancée par le PNHF-Ituri. Il sied de souligner que la RDC ne peut tolérer que des chauffeurs venus de l’extérieur défient ses lois et ses institutions.
Le PNHF, service de l’État congolais, agit dans le cadre de ses prérogatives en matière d’hygiène aux frontières. Sa décision de reprendre la perception de la redevance sanitaire ne saurait être remise en cause par un simple procès-verbal de contestataires.
Selon des sources concordantes la loi congolaise s’impose face à un document jugé sans valeur dans le contexte actuel et la contestation des transporteurs étrangers apparaît dénuée de toute légitimité face à une mesure nationale fondée sur les textes de la République.
Dans cette partie du territoire congolais, le président des chauffeurs étrangers se serait permis, avec une audace inhabituelle, d’interdire à ses collègues de payer la taxe sanitaire. Une attitude qu’aucun chauffeur congolais, d'après des témoignages, n’oserait adopter dans un pays voisin.
Ces transporteurs sont allés jusqu’à menacer les autorités nationales par la perspective d’un mouvement de grève, d’après des sources dignes de confiance. Pourtant, dans toute la province de l’Ituri, notamment à Aru, cette taxe est régulièrement acquittée. Seule la cité de Mahagi fait exception, où le refus persiste et alimente une contestation inexplicable.
La Rédaction
