La découverte de dix corps en état de décomposition dans une église de la localité de Munguyiko, en territoire de Mambasa, ravive les inquiétudes sur la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Les corps ont été retrouvés le mercredi 5 août 2026 dans une église des Frères en Christ, plusieurs jours après une attaque attribuée à des présumés combattants des Forces démocratiques alliées (ADF).
Selon des sources locales, les victimes participaient à une veillée de prière dans la nuit du 30 au 31 juillet lorsqu’elles auraient été surprises par des hommes armés. Ces derniers les auraient exécutées avant de quitter les lieux. Rams Malikidogo, coordonnateur de l’Action pour la promotion et le développement des familles (APDEF) à Mambasa, confirme la découverte et attribue l’attaque aux ADF, précisant que les victimes se trouvaient dans l’église au moment des faits.
Le bilan reste provisoire. Plusieurs personnes sont toujours portées disparues et d’autres seraient retenues en captivité par les assaillants présumés, faisant craindre une aggravation du nombre de victimes. Parallèlement, un autre corps a été découvert sur l’axe Makumo–Mantumbi. Il s’agit de Katembo Mutsopi Vianney, tué lors d’une précédente attaque attribuée aux ADF le 27 juillet.
Face à cette nouvelle série d’attaques, l’APDEF appelle la population à renforcer les mesures de vigilance, estimant que la menace des groupes armés demeure persistante dans cette partie de l’Ituri. Les autorités administratives et sécuritaires ne se sont pas encore exprimées officiellement sur cette attaque ni confirmé le bilan communiqué par les sources locales. Les recherches se poursuivent afin d’établir les circonstances exactes des faits et le sort des personnes disparues.
Le territoire de Mambasa, situé dans le Nord-Est de la RDC et couvert de denses forêts, subit une forte déstabilisation liée à l’expansion des rebelles des Forces démocratiques alliées. Cette recrudescence des violences illustre la fragilité sécuritaire persistante dans la région malgré l'état de siège et les opérations militaires en cours.
La Rédaction