Bannière NouvelEchoRDC
COMMÉMORATION DU GENOCOST : Tshisekedi appelle à la résilience, à la justice et à une diplomatie de la mémoire

Ticker

Ad Code

ACTUALITÉS
Récupération des articles en cours...

COMMÉMORATION DU GENOCOST : Tshisekedi appelle à la résilience, à la justice et à une diplomatie de la mémoire

À l'occasion de la journée de commémoration du GENOCOST, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, accompagné de la Distinguée Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi, s'est recueilli ce dimanche 02 août au Mémorial du GENOCOST à Kinshasa, en présence de rescapés et de plusieurs personnalités.

Dans un moment empreint d'émotion, le Chef de l'État a écouté les témoignages des survivants avant de réaffirmer la nécessité de préserver la mémoire des victimes. Face aux récits poignants, il a déclaré qu'«aucune vie ne saurait être réduite à un chiffre».


Il a également tenu à rappeler que cette commémoration est «ni un appel à la haine ni une invitation à la vengeance», tout en invitant les Congolais à faire preuve de résilience. «La République se tient debout, dans le silence, le recueillement et la dignité pour honorer la mémoire des victimes», a-t-il affirmé.

Évoquant la situation sécuritaire dans l'Est de la République démocratique du Congo, le Président Tshisekedi a fermement dénoncé l'agression rwandaise menée, selon lui, par les supplétifs de l'AFC/M23.

Il a condamné «cette entreprise meurtrière, fondée sur une logique de conquête et de prédation, qui viole notre souveraineté, menace notre intégrité territoriale et bafoue le droit du peuple congolais à vivre libre et en paix sur la terre de ses ancêtres».


Le Chef de l'État a également mis en garde contre le négationnisme et la banalisation des crimes de masse, estimant que le devoir de mémoire constitue un rempart essentiel contre la répétition des atrocités. À ce sujet, il a appelé à ériger le souvenir en un «rempart contre le retour des atrocités», soulignant que «la mémoire ne saurait être un simple regard porté sur le passé. Elle est une exigence du présent et une responsabilité envers l’avenir».

Afin d'inscrire cette démarche dans la durée, le Président de la République a ordonné le passage à la phase opérationnelle du Musée national du GENOCOST. Ce complexe scientifique à vocation mondiale aura pour mission de centraliser les archives relatives au GENOCOST et de transmettre cette mémoire aux générations futures.

Sur le volet de la réparation des préjudices subis par les victimes, Félix-Antoine Tshisekedi a instruit le gouvernement de prévoir, dès le prochain exercice budgétaire, les ressources nécessaires à la mise en œuvre de la Stratégie nationale d'appropriation, notamment pour l'indemnisation des survivants. Il a insisté sur le caractère fondamental de cette démarche en déclarant que «les réparations ne sont ni une faveur ni un acte de charité publique. Elles constituent une obligation de justice».

Le Président a par ailleurs annoncé une nouvelle orientation de l'action diplomatique congolaise. Les missions diplomatiques et consulaires de la RDC auront désormais pour mandat de promouvoir une «diplomatie de la mémoire, de la vérité et de la justice», afin de sensibiliser davantage la communauté internationale aux crimes commis contre les populations congolaises et de lutter contre l'indifférence.

En conclusion, le Chef de l'État a plaidé pour une justice équitable, refusant toute hiérarchisation des souffrances et des victimes. «La justice ne peut se prétendre universelle si elle tolère une hiérarchie entre les victimes, les mémoires ou les souffrances. Elle ne devient véritablement universelle que lorsqu’elle reconnaît à chaque vie humaine la même dignité, à chaque victime le même droit à la vérité et à chaque peuple le même droit à la justice», a-t-il conclu, réaffirmant son engagement en faveur de la vérité, de la mémoire et de la lutte contre l'impunité.

La Rédaction